La TVA sociale fait son chemin, doucement. Pas avant 2009, assure le chef du gouvernement qui n’en a pas moins lancé le débat au grand jour. C’est un peu osé après avoir promis de redonner du pouvoir d’achat aux Français, de songer à alourdir de 5 points la taxe sur la consommation par excellence. Mais raisonnable peut-être si cela épargne aux entreprises les surcoûts de la protection sociale et des retraites de demain. Et leur permet ainsi d’embaucher parce que, le coût du travail baissant, elles retrouveraient de la compétitivité par rapport à la concurrence mondiale puisque les produits importés seraient renchéris par ce supplément de taxe à l’entrée sur notre marché. Ce qu’une dévaluation pouvait faire jadis redeviendrait alors possible, et sans sortir de la zone euro : l’exemple allemand est là pour l’attester. Mais l’opération n’aurait rien d’un coup de baguette magique : les industriels, s’ils ne veulent pas contrarier le timide frémissement de la consommation, ne devront pas relever leurs tarifs mais à nouveau prendre sur leurs marges. Pourquoi pas, si la période de quasi absence d’inflation que l’on a connue se prolongeait ? L’ennui, c’est que les produits courants, c’est à dire pratiquement l’essentiel du panier alimentaire des Français, commencent tout juste à subir une flambée générale – sans précédent et très certainement durable – des matières premières. Fort peu visible encore parce qu’impossible à répercuter à présent à la grande distribution, cette poussée ne pourra pas ne pas apparaître au grand jour, comme nous en avertissent quelques rares professions (biscuitiers, chocolatiers, …).
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Après tant d’années de baisse des prix alimentaires, cela ressemble à un changement d’époque.