Les filières viandes « refusent d’assurer des avances de trésorerie » au Trésor public, déclare l’interprofession Interbev dans un communiqué publié le 6 janvier. En effet, suite à la modification du régime de TVA effective au 1er janvier 2012, la loi de finances rectificative du 28 décembre 2011 (Journal officiel du 29 décembre 2011) modifie le taux applicable aux achats d’animaux (part déductible pour les abattoirs), qui est passé à 7%, alors que le taux applicable aux ventes de viande (part collectée par les abattoirs) reste à 5,5%. « Par conséquent, les établissements d’abattage réaliseraient en permanence une avance de trésorerie auprès du Trésor public, estimée à près de 30 millions d’euros (toutes espèces confondues, porc y compris) », selon Interbev. Cette avance de trésorerie « coûterait plus d’un million d’euros par an aux entreprises d’abattages assujetties », estime l’interprofession. Suite à l’opposition de l’interprofession, des évolutions pourraient être apportées par les pouvoirs publics dans les jours à venir.
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