Fermement opposées à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont lancé le 11 février, une campagne de communication afin de rappeler les principales raisons qui expliquent leurs réticences. Selon le Copa-Cogeca, la libéralisation du commerce entre les deux parties pourrait à la fois entraîner une perte de près de 25 Mrds € pour le secteur bovin européen et une augmentation de la volatilité des prix et une forte hausse des importations dans l’UE de viande porcine, de volaille et de maïs en provenance des pays du Mercosur. D’autre part, l’organisation bruxelloise explique que « la différence entre les normes de production creuse l’écart entre les agriculteurs de l’UE et ceux du Mercosur, ce qui crée une concurrence déloyale ». Et, précise-t-elle, « les mesures de sauvegarde sont insuffisantes pour éviter de perturber le marché ». Selon le Copa-Cogeca, ce sont donc toutes les filières sensibles européennes qui seront touchées par l’accord UE-Mercosur (bœuf, sucre, volaille, miel ou encore riz). En revanche, « un accord équitable doit à la fois respecter le Pacte vert européen et continuer à promouvoir notre modèle de production », précise-t-il.
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Principal objectif de la présidence portugaise
La présidence portugaise du Conseil de l’UE et la présidence argentine du Mercosur ont pourtant souligné le 1er février dernier, le besoin de concrétiser la conclusion dans les six prochains mois de l’accord UE/Mercosur. À cette occasion, l’Argentine a notamment rappelé la nécessité de finaliser la liste des indications géographiques qui feront l’objet d’une protection de part et d’autre de l’accord tout en suggérant la possibilité de lier les ambitions climatiques de l’accord aux objectifs de développement durable. La finalisation de l’Accord d’ici la fin juin, conclu en 2019 et depuis dans une phase de rédaction juridique, fait partie des priorités du Portugal.