La Commission de Bruxelles a annoncé le 16 octobre la conclusion des négociations d'un accord de partenariat économique (APE) entre l'UE et la Communauté de l'Afrique de l'Est (Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie et Ouganda). Selon le projet d'accord, qui doit maintenant être soumis à l'approbation des deux parties, les pays de cette région d'Afrique libéraliseront 80% de leur marché sur quinze ans. Depuis 2008, ils bénéficient d'un accès en franchise de droits et sans contingents au marché européen.
L'UE a fixé aux Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) qui ne sont pas des PMA (pays les moins avancés) la date butoir d'octobre 2015 pour signer ou ratifier un APE, s'ils veulent continuer à disposer pour leurs produits de l'accès libre à son marché. Ce risque ne pèse que sur le Kenya, seul pays de la Communauté de l'Afrique de l'Est à ne pas compter parmi les moins avancés qui, eux, bénéficient de l'initiative « Tout sauf les armes ». L'UE importe principalement de cette région du café, des fleurs coupées, du thé, du tabac et des légumes pour une valeur de 2,2 milliards €. Elle lui vend surtout des machines, des équipements et pièces détachées, des véhicules et des produits pharmaceutiques pour 3,5 milliards €.