Le Cambodge est sur le point de perdre l’accès libre de ses exportations au marché de l’UE dont il bénéficie au titre de l’initiative Tout sauf les armes (TSA), et il pourrait en être de même pour la Birmanie, a annoncé Cecilia Malmström sur son blog le 5 octobre alors qu’elle se trouvait à Innsbruck pour une réunion informelle des ministres des Vingt-huit (1). Motifs : la « nette détérioration des droits de l’homme et du travail » au Cambodge et la situation de la minorité Rohingya en Birmanie, explique la commissaire européenne au commerce.
Huit États membres de l’Union (Bulgarie, France, Grèce, Hongrie, Italie, Portugal, Espagne, Roumanie) avaient réclamé en juillet 2017 des mesures de protection face à la forte augmentation des importations de riz en provenance de ces deux pays, avant, donc, que se pose ce problème de droits de l’homme (2). En mars dernier, à la demande de l’Italie, la Commission de Bruxelles a ouvert une enquête de sauvegarde, longue de 12 mois, sur le riz Indica semi-blanchi ou blanchi originaire du Cambodge et de la Birmanie (3).
En juin, l’exécutif européen a rappelé que l’enquête sur le riz en provenance du Cambodge suit son cours, en réponse aux menaces de blocage de ces importations proférées par le nouveau ministre italien de l’intérieur et vice-président du Conseil, Matteo Salvini (la Ligue, extrême-droite) (4). « Après les navires des ONG, nous pouvons même arrêter les navires qui arrivent dans nos ports chargés de riz cambodgien », avait déclaré ce dernier.
Le 12e sommet du dialogue Europe-Asie (ASEM) se tiendra les 18 et 19 octobre à Bruxelles.
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(1) Voir même numéro
(2) Voir n° 3606 du 31/07/17
(3) Voir n° 3637 du 26/03/18
(4) Voir n° 3650 du 25/06/18