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UE/Australie-Nouvelle-Zélande : les eurodéputés agricoles veulent protéger les secteurs sensibles

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La commission de l’agriculture du Parlement européen a adopté le 2 octobre deux avis soulignant que d’éventuels accords de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont la Commission de Bruxelles propose d’ouvrir les négociations, devront respecter les normes sociales, de production, environnementales, de sécurité alimentaire et de bien-être animal de l’UE. Mais aussi protéger les secteurs agricoles vulnérables de l’Union et assurer la protection d’une série suffisamment large d’indications géographiques européennes.

Ouvrir le marché de l’UE à certains produits sensibles, tels que les produits laitiers, le bœuf, la viande ovine et le veau, pourrait mettre en danger la production européenne, estiment les parlementaires, qui préconisent des mesures transitoires et des quotas d’importation appropriés, des mesures de sauvegarde et l’exclusion des secteurs les plus sensibles des négociations.

Ils insistent sur la nécessité de tenir compte des concessions découlant des engagements de l’OMC, de l’accord avec le Canada (Ceta) ou d’un accord potentiel avec le Mercosur (1), ainsi que des conséquences du Brexit.

« Nous demandons à la Commission européenne une exclusion claire des filières les plus sensibles de ces négociations, à commencer par les viandes bovine et ovine, les produits laitiers et les sucres spéciaux », a commenté Eric Andrieu (groupe socialiste, France) dont le rapport sur l’Australie a été approuvé en commission par 31 voix contre 12 et 2 absentions.

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Un accord équilibré peut être « mutuellement bénéfique, mais il doit respecter les sensibilités de l’agriculture européenne, en particulier pour des secteurs tels que les produits laitiers et la viande ovine et caprine », a déclaré pour sa part James Nicholson (groupe des conservateurs et réformistes, Royaume-Uni), dont le rapport sur la Nouvelle-Zélande a été approuvé par 35 voix contre 7 et 3 abstentions.

Ces deux avis ont été transmis à la commission parlementaire du commerce international qui doit se prononcer lors de sa réunion des 11 et 12 octobre sur la base d’un rapport de Daniel Caspary (groupe du PPE, Allemagne) (2).

(1) Voir même numéro

(2) Voir n° 3609 du 11/09/17