Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont convenu le 8 juillet, en marge du sommet du G20 à Hambourg (1), de « fixer au 21 septembre 2017 l’entrée en vigueur de l’application provisoire » de l’accord de libre-échange UE-Canada (Ceta), « ce qui nous permet de prendre d’ici là toutes les mesures nécessaires à sa mise en œuvre ». La question, en suspens, de la gestion du contingent tarifaire d’importation de fromage européen prévu par le Ceta (18 500 t au bout de 5 ans) sera réglée d’ici là, a assuré un porte-parole canadien (2). Le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan a, de son côté, précisé le 7 juillet à Bruxelles qu’il espérait résoudre ce problème « dans les prochaines semaines ».
Le Ceta avait été signé le 30 octobre dernier (3). Et fin juin, le premier ministre canadien avait, lors d’une conversation téléphonique avec le président de l’exécutif européen, « vivement recommandé » qu’il soit « appliqué de manière provisoire le plus tôt possible afin que ses retombées puissent se concrétiser » (4).
Viande bovine : contingent d’importation, perspectives d’exportations au Japon
Deux jours avant l’annonce de la mise en œuvre provisoire de l’accord avec le Canada au 21 septembre, l’UE et le Japon étaient parvenus à un accord « de principe » sur la libéralisation de leurs échanges, après quatre ans de négociations (5).
Répondant à la question d’un journaliste, Phil Hogan a noté, le 7 juillet, que, si l’UE sera effectivement tenue d’ouvrir un contingent pour 46 000 t de viande bovine canadienne, elle pourra, à l’inverse, bénéficier dans ce secteur de l’ouverture du marché japonais à hauteur de 50 500 t.
Le contingent d’importation de bœuf canadien à droit nul passera de 7 640 t à 45 840 t sur six ans, tandis que la concession du Japon porte sur une quantité initiale de 43 500 t portée à 50 500 t dans un délai de 15 ans avec un droit réduit progressivement de 38,5 % à 27,5 % la première année puis à 9 % à l’issue de la période.
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Réagissant à l’accord de principe avec le Japon, l’association européenne du commerce du bétail et de la viande (UECBV) l’a jugé prometteur pour les exportations de viande bovine de l’UE, ajoutant que les barrières sanitaires du Japon doivent « continuer à être démantelées ».
(1) Voir même numéro
(2) et (5) Voir n° 3603 du 10/07/16
(3) Voir n° 3568 du 07/11/16
(4) Voir n° 3602 du 03/07/17