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UE/États-Unis : face aux menaces de Donald Trump, l’UE veut hausser le ton

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L'USTR Jamieson Greer et le commissaire au Commerce Maros Sefcovic se rencontrent pour évoquer l'accord commercial Crédits : © European Union

Les colégislateurs européens se réunissaient dans la soirée du 6 mai pour leur deuxième session de discussions interinstitutionnelles concernant les textes mettant en musique l’accord conclu entre l’UE et les États-Unis en juillet à Turnberry (Écosse) dans l’espoir de parvenir à un compromis. Le point central des trilogues est la demande du Parlement européen d’ajouter un filet de sécurité à plusieurs niveaux sous la forme de clauses. Mais parallèlement aux pourparlers, les négociateurs du Conseil de l’UE et du Parlement européen se retrouvent sous pression du président américain Donald Trump. Exaspéré par la lenteur de la mise en place des mesures européennes et dans un contexte de tensions politiques autour de son action au Moyen-Orient, le locataire de la Maison Blanche a promis, le 1er mai, d’imposer une surtaxe de 25 % sur les importations de véhicules en provenance de l’UE. « Ce projet de Trump […] est inacceptable », a réagi le président de la commission du Commerce international, Bernd Lange. Et d’ajouter : « Le Parlement européen continue de respecter l’accord conclu en Écosse et s’emploie à finaliser la législation. »

Lire aussi : UE/États-Unis : début des négociations en trilogue sur les textes de l’accord commercial

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Face à cette nouvelle menace américaine, la présidente de la Commission européenne a indiqué le 4 mai être « prête à tous les scénarios ». De son côté, le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, s’est entretenu le même jour à Paris, en marge de la réunion du G7 Commerce, avec son homologue américain, Jamieson Greer, l’exhortant à « retourner rapidement aux conditions négociées », selon les propos d’un porte-parole de Bruxelles repris par l’AFP. Si les menaces américaines venaient à se concrétiser, le président Emmanuel Macron a lui appelé au déclenchement de l’instrument anti-coercition. Cet outil, sorte de « bazooka commercial » entré en vigueur en décembre 2023, permet de limiter les importations dans l’UE provenant d’un autre pays.