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UE/États-Unis : IG et produits sensibles, dossiers « encore difficiles » confirment les Américains

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« Il y a encore des questions difficiles sur la table », a reconnu le 5 juillet l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, Anthony Gardner, alors que doit se tenir du 11 au 15 juillet à Bruxelles un nouveau cycle de négociations, le 14ème, du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP). S’exprimant à Dublin devant la Chambre de commerce américaine en Irlande, il a cité en premier lieu les dossiers agricoles, « indications géographiques et élimination des droits de douane sur les produits sensibles », puis « les marchés publics, le règlement des différends investisseurs-États et la coopération réglementaire sectorielle ».

Pour sa part, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a assuré, lors d’un entretien sur la radio France Info le 30 juin que « la décision des électeurs britanniques en faveur du Brexit ne change rien dans les négociations » de libre-échange entre l’UE et les États-Unis (1).

Quant au secrétaire d’État français au commerce extérieur, Matthias Fekl, il a jugé, dans un entretien publié le 5 juillet par l’AFP, qu’« un accord en 2016 est impossible ». Selon lui, « tout le monde le sait bien, y compris ceux qui à longueur de communiqués disent le contraire ». « Nous attendons tellement aujourd’hui d’offres sérieuses de la part des États-Unis qu’il n’y a absolument aucune chance que les choses arrivent avant la fin de l’administration Obama », a-t-il ajouté.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et celui de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, devaient rencontrer le président américain Barack Obama, en marge du sommet de l’Otan, les 8 et 9 juillet à Varsovie.

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Les négociations « ne modifieront pas la législation de l’UE sur les OGM »

Les négociations de libre-échange avec les États-Unis « ne modifieront pas la législation de l’UE sur les organismes génétiquement modifiés », assure le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, en réponse à une question écrite parlementaire.

« Les dispositions sur l’étiquetage des aliments ne sont pas discutées » entre les deux parties, précise-t-il. « La législation européenne exige que les produits contenant, consistant en ou produits à partir d’OGM soient clairement étiquetés […] Ces dispositions ne seront pas affectées ».