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UE/États-Unis : l’administration Trump ne désarme pas, au contraire

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Les services du représentant américain pour le commerce (USTR) ont annoncé le 1er juillet le lancement de consultations sur une liste supplémentaire de 89 produits européens dont l’importation aux États-Unis pourrait, dans le cadre du différend sur les subventions au secteur aéronautique, être soumise à un droit additionnel allant « jusqu’à 100 % » pour une valeur de 4 milliards $. Une annonce qui est intervenue deux jours à peine après la trêve commerciale a priori conclue entre Washington et Pékin, suite à une rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping en marge du sommet du G20 à Osaka, au Japon.

Cette nouvelle liste s’ajoute à celle du 12 avril qui, pour un montant de 21 Mrd $, comprend entre autres des fromages (roquefort, cheddar, pecorino, edam, gouda…), des agrumes, des fruits transformés, des huiles d’olive et des vins. Elle inclut d’autres fromages, des produits du porc, des whiskies, des pâtes, des olives, des engrais, etc.

La Commission européenne avait répondu le 17 avril à la première liste américaine en publiant, pour consultation, la liste de rétorsions équivalentes que l’UE pourrait instaurer à son tour sur des produits américains (1). Celle-ci comprend entre autres des vins, du chocolat, des fruits secs, des amandes, des jus de fruit (orange, pamplemousse) ou encore du ketchup.

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Le 17 mai dernier, Donald Trump avait donné à l’UE notamment jusqu’à six mois de répit avant de décider de relever ou non les droits de douane américains sur les véhicules et les pièces détachées pour les porter à 25 % (2).

(1) Voir n° 3689 du 22/04/19

(2) Voir n° 3694 du 27/05/19