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UE/États-Unis : les Européens « ne négocieront pas sous la menace »

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Les Européens ont fraîchement accueilli le 1er mai l’annonce la veille par la Maison Blanche qu’elle consentait à prolonger d’un mois, jusqu’au 1er juin, l’exemption temporaire accordée à l’UE (ainsi qu’au Mexique et Canada) avant de lui imposer les taxes américaines sur les importations d’acier et d’aluminium, et qu’elle resterait « focalisée » sur la préservation de la sécurité nationale des États-Unis lors des discussions appelées à se poursuivre. « La décision américaine prolonge l’incertitude du marché, qui affecte déjà les décisions commerciales », a répliqué la Commission de Bruxelles, ajoutant que l’UE « devrait être totalement et définitivement exemptée de ces mesures, car elles ne peuvent être justifiées par des raisons de sécurité nationale », et qu’elle « ne négociera pas sous la menace ».

L’UE se « tient prête à réagir, le cas échéant, avec efficacité et célérité » si les États-Unis décident de lui imposer leurs taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, avait souligné un communiqué publié par l’Élysée à l’issue d’un entretien téléphonique, le 28 avril, avant l’annonce de la Maison Blanche, entre le président français, la chancelière allemande et la première ministre britannique.

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La Commission européenne a déjà préparé, en mars, une liste de mesures de rétorsion potentielles contre les exportations américaines à hauteur de 2,83 milliards €, dont 951 millions € sur une série de produits agroalimentaires et agricoles (bourbon, maïs, jus d’orange, riz, etc.) (1).

(1) Voir n° 3635 du 12/03/18