Donald Trump a annoncé le 17 mai qu’il octroyait, notamment à l’UE, jusqu’à six mois de répit avant de décider de relever ou non les droits de douane américains sur les véhicules et les pièces détachées pour les porter à 25 %. « Nous nous félicitons qu’en dépit de quelques différences, l’UE et les États-Unis s’en tiennent loyalement et fidèlement à l’accord de juillet (2018) des présidents Juncker et Trump », dont le but est d’éviter que s’amplifient les tensions commerciales entre les deux parties, a réagi un porte-parole de la Commission européenne. Il a annoncé que le président de la Commission et le président américain se rencontreront en marge du sommet du G20 à Osaka (Japon), les 28-29 juin, pour « dresser le bilan » de la mise en œuvre de leur « feuille de route » dans laquelle s’inscrit le mandat donné par le Conseil de l’UE à la Commission pour ouvrir des négociations bilatérales sur l’élimination des droits de douane pour les produits industriels et sur l’évaluation de la conformité (1).
« Nous sommes prêts à commencer et nous disposons d’un mandat, mais je ne crois pas que les États-Unis soient prêts à commencer des négociations sur les taxes douanières. Nous avons besoin de plus de temps pour parler », a toutefois indiqué la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström après s’être entretenue avec son homologue américain Robert Lightizer en marge de la réunion annuelle de l’OCDE, le 22 mai à Paris. Elle lui a rappelé que l’agriculture ne faisait pas partie de son mandat.
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Les relations entre l’UE et les États-Unis sont à l’ordre du jour de la prochaine réunion des ministres du commerce des Vingt-huit, le 27 mai à Bruxelles.
(1) Voir n° 3689 du 22/04/19