Début mai se déroule à Asunción, au Paraguay, une nouvelle session de pourparlers en vue de la conclusion d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. Cette fois-ci, il s’agira de tester le niveau des « ambitions réciproques », selon la formule employée par Dacian Ciolos. Dans cette perspective, les services du commissaire européen à l’agriculture viennent de présenter les premiers résultats d’une analyse qui confirme qu’un tel accord aura un impact global « négatif » sur le secteur agricole de l’Union. Celui-ci enregistrera une baisse de revenu pouvant aller, dans le pire des cas, jusqu’à plus de 3 %. Comme prévu également, ce sont les éleveurs de bovins de l’Union – et les régions « vulnérables » qui les abritent – qui souffriront le plus. Leur production pourrait baisser de plus de 150 000 tonnes et le prix qu’ils perçoivent de plus de 8 %, compte tenu de la concurrence accrue exercée par les importations en provenance des pays sud-américains (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Une autre étude d’impact, plus générale, présentée par les services bruxellois chargés du commerce, reconnaît qu’un accord commercial avec le Mercosur constituera un « défi » pour l’agriculture européenne. Mais elle insiste surtout sur le « gain net assez important » que l’économie de l’UE peut en attendre globalement, notamment les secteurs de l’automobile, des télécommunications et des services. Pas sûr que les agriculteurs de l’Union trouvent là matière à consolation...
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