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Négociations UE/Mercosur : "le compte n’y est pas", selon Stéphane Travert

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S’exprimant le 20 février à Paris, à la veille de la reprise des négociations de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, Stéphane Travert a affirmé que "pour ce qui concerne la filière bovine, le compte n’y est pas" pour conclure un accord. Le ministre de l’Agriculture a donc réutilisé la même formule que devant l’Assemblée nationale le 31 janvier dernier. "Aujourd’hui, il y a un contingent officiel qui est mis sur la table, qui est de 70 000 tonnes (de viande bovine sud-américaine qui entreraient chaque année en Europe sans droits de douane). La France souhaite "faire en sorte que ce contingent de 70 000 tonnes soit bien séparé entre viande fraîche et viande congelée, d’une part", a déclaré le ministre. Il a également souhaité que des conditions soient posées sur les standards de qualité et sanitaires en vigueur en France. "Nous sommes douze pays européens à porter ce message de fermeté auprès de la Commission européenne et auprès de Phil Hogan (commissaire européen à l’Agriculture) sur cette exigence, et aujourd’hui nous tenons ce cap", a conclu le ministre.

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La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont appelé à manifester le 21 février, devant les préfectures de régions notamment, "afin de dire non aux accords avec le Mercosur". Les agriculteurs français, "au moment où les exigences à leurs égards ne cessent de s’accroître, […] vont subir des importations massives de produits dont les méthodes de production sont interdites en France", dénoncent les deux syndicats agricoles.