Interrogé par la presse à l’issue du Conseil agricole de l’UE, le 16 juillet, Phil Hogan a exclu que l’UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) soient en mesure de conclure rapidement leurs pourparlers de libre-échange, alors qu’étaient réunis le même jour et le lendemain à Bruxelles les ministres des affaires étrangères des Vingt-huit et de la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Celac) (1).
La série de négociations entamée le 9 juillet dans la capitale belge n’a pas encore permis d’enregistrer de « grands résultats », selon le commissaire européen à l’agriculture, qui a une nouvelle fois cité les dossiers sur lesquels le Mercosur doit faire preuve de plus de flexibilité selon l’UE : automobiles et pièces détachées, règles d’origine, marchés publics, services maritimes, produits laitiers, protection des indications géographiques.
Bruxelles ne compte pas exclure le secteur de la volaille des pourparlers
En réponse à des questions écrites parlementaires, le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, souligne que « la Commission ne compte pas exclure la viande de volaille du champ des négociations de libre-échange » avec le Mercosur, même si l’UE a dû, pour des raisons sanitaires, retirer en mai à plusieurs établissements brésiliens l’autorisation d’exporter sur son territoire (2).
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Les conclusions du rapport de la mission effectuée début avril au Brésil par des eurodéputés (3) « n’ont pas confirmé que le Brésil était incapable de satisfaire aux exigences strictes de l’UE », relève également le commissaire européen qui remarque que « la conclusion d’un accord avec le Mercosur contribuerait à établir une coopération améliorée entre les autorités compétentes des deux parties ».
(1) Voir n° 3653 16/07/18
(2) Voir n° 3645 du 21/05/18
(3) Voir n° 3640 du 16/04/18 et n° 3645 du 21/05/18