Abonné

UE/Mercosur : poursuite des négociations de libre-échange

- - 2 min

Les négociations de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doivent se poursuivre du 13 au 17 mai à Buenos Aires, pourraient enregistrer de réels progrès, un compromis étant en bonne voie, selon certaines sources, sur le délicat chapitre de l’accès au marché sud-américain pour les automobiles et les pièces détachées. Ce qui pourrait débloquer les discussions sur les concessions pour les produits agricoles.

Un accord ne sera possible que si le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) « mesure ses attentes pour des secteurs sensibles comme la viande bovine », avait toutefois assuré mi-mars le commissaire européen Phil Hogan alors que venait de s’achever la précédente série de pourparlers – la 38e – tenue dans la capitale argentine.

Quinze jours plus tard, devant le congrès du syndicat agricole FNSEA, Didier Guillaume, le ministre français de l’agriculture, avait affirmé, sous les applaudissements, que l’accord avec le bloc sud-américain Mercosur « ne peut pas être signé parce que les standards du Brésil et de l’Argentine ne correspondent pas à ce que nous souhaitons comme standards européens ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

« Sérieuses inquiétudes d’un certain nombre d’États membres »

« Le futur accord sera une opération gagnant-gagnant pour l’UE et le Mercosur, en créant des opportunités de croissance et d’emplois pour les deux parties », assure le secrétariat général du Conseil de l’UE dans une note présentée en vue du tour de table des ministres de l’agriculture sur les questions commerciales internationales prévu le 14 mai (1). Toutefois, reconnaît-il, « un certain nombre d’États membres ont exprimé à plusieurs reprises de sérieuses inquiétudes concernant les risques qu’un tel accord crée pour les secteurs agricoles les plus sensibles de l’UE, en particulier la viande bovine, l’éthanol, le sucre et la volaille, rappelant aussi la nécessité de maintenir des normes élevées sanitaires et phytosanitaires et de bien-être animal ».

(1) Voir même numéro