Les eurodéputés de la commission du Commerce international (cominta) ont donné leur feu vert (par 27 voix contre 2 et 2 abstentions), le 24 octobre, à la validation de l’accord commercial entre l’UE et la Nouvelle-Zélande. Il s’agit de la première étape du processus de ratification au Parlement européen. À présent, le texte va devoir recueillir le soutien d’une majorité en séance plénière, probablement en novembre, pour une entrée en vigueur espérée à la mi-2024. Le consentement du Parlement européen est un passage obligé dans le cadre de la procédure de ratification des accords commerciaux de l’UE. Toutefois, celui-ci ne dispose pas de la possibilité de se prononcer sur le fond, c’est-à-dire qu’il ne peut qu’approuver ou rejeter l’accord mais pas le modifier. Le volet agricole du texte prévoit notamment l’ouverture par l’UE de contingents tarifaires d’importation de 38 000 t de viande ovine à droit nul, de 10 000 t de viande bovine avec un droit de 7,5 %, de 15 000 t de poudres de lait avec un droit de 20 %, ou encore de 25 000 t de fromage à droit nul.
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En parallèle, les parlementaires de la cominta ont adopté une résolution dans laquelle ils estiment notamment que « le caractère sensible de certains secteurs agricoles européens a été dûment pris en compte au moyen de contingents tarifaires et de périodes de transition plus longues ». Ils se félicitent également du fait que « cet accord limite l’importation de viande bovine aux normes de qualité les plus élevées, nourries à l’herbe ». Enfin, ils appellent « la Commission européenne à surveiller de près la gestion des contingents tarifaires pour les produits agricoles et à faire rapport au Parlement européen ».