Au terme d’un conflit de plusieurs mois, l’Union européenne et la Russie devaient rendre public, le 2 septembre, un accord sur les certificats vétérinaires. Ce règlement intervient un mois avant la fin de l’ultimatum fixé par les autorités moscovites qui menaçaient de suspendre leurs importations si un document unique n’était pas créé en Europe.
L’Union européenne et la Russie sont parvenues à un accord sur la question des certificats vétérinaires. Selon une source européenne, le compromis devait être officialisé le 2 septembre, à Moscou, par David Byrne, le commissaire en charge de la Protection et de la Santé des consommateurs et par Cees Veerman, le ministre de l’Agriculture néerlandais dont le pays assure la présidence de l’UE jusqu’à la fin de l’année.
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Responsabilité
Selon cette source, comme dans tous compromis, « les deux partenaires ont fait un pas l’un vers l’autre». Il y aura bien, sauf revirement de dernière minute, un certificat vétérinaire unique par espèce, ce que l’Union européenne refusait pourtant catégoriquement, un porte-parole estimant même que cela était « impossible», au mois de juin dernier. Toutefois, la signature des certificats vétérinaires restera de la responsabilité des Etats membres et non de la Commission européenne comme Moscou l’aurait souhaité.
1,3 milliard
Un mois avant l’échéance fixée par la Russie pour parvenir à un accord, les négociations techniques ont donc abouti et vont éviter la mise en place d’un nouvel embargo sur les viandes européennes. Les Russes menaçaient de suspendre dès le 1er octobre leurs importations, faute d’accord. Potentiellement, 1,3 milliard d’euros d’exportations européennes aurait pu être frappé par les mesures russes. Le 1er juin dernier, Moscou avait déjà suspendu toutes ses importations de produits carnés en provenance d’une dizaine de pays de l’UE. Quatre jours plus tard, après la mobilisation de nombreux responsables politiques européens, la Russie acceptait de reprendre temporairement ses importations à condition que des négociations s’ouvrent pour la mise en place d’un certificat vétérinaire unique en Europe.