Alors que Donald Trump envisagerait de lever les sanctions américaines contre Moscou, la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission de Bruxelles, Federica Mogherini, a rappelé le 19 janvier que ce ne sont pas les États-Unis qui décident des sanctions européennes à l’encontre de la Russie. En réponse à une question lors d’une conférence tenue en marge du Forum économique mondial de Davos, elle a souligné que « les décisions de l’UE ne sont pas prises à Washington, mais à Bruxelles ou n’importe où nous nous rencontrons à 28, et 27 dans le futur ».
Le Conseil de l’Union a formellement décidé le 19 décembre de prolonger une nouvelle fois de six mois, jusqu’au 31 juillet 2017, les sanctions économiques contre la Russie (1). Introduites fin juillet 2014 « en réaction aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine », celles-ci avaient déclenché l’embargo de Moscou sur les produits agroalimentaires européens.
La Russie « restaurera petit à petit ses relations avec l’UE », une fois que les sanctions auront été levées, a déclaré pour sa part le 22 janvier le ministre russe de l’agriculture, Alexandre Tkatchev, au surlendemain du Forum mondial pour l’alimentation et l’agriculture (GFFA) à Berlin (2). Mais ce n’est pas une priorité, a-t-il ajouté.
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(1) Voir n° 3575-3576 du 02/01/17
(2) Voir même numéro