À la suite d’une entrevue à Bruxelles avec le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a indiqué le 15 novembre en conférence de presse que « la priorité restait pour l’UE la conclusion d’un accord inter-institutionnel définissant les conditions de participation de la Suisse au marché unique européen. C’est un point crucial pour l’intégrité, pour le fonctionnement et l’équité de nos rapports ». En mai, la Suisse avait décidé de rompre les négociations en cours sur la conclusion d’un accord-cadre en raison du refus de l’UE de modifier le projet de texte de l’accord institutionnel concernant trois points litigieux (salaires des travailleurs détachés, libre circulation des personnes et aides publiques). Mais Berne avait tout de même émis le souhait de poursuivre le dialogue politique pour préserver l’avenir de la coopération bilatérale.
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Toutefois, Maros Sefcovic a ajouté que « c’est un jeu qui se joue à deux, nous attendons donc de la Suisse une volonté politique sans ambiguïtés qui vise à nous rapprocher autour des thématiques qui comptent ». À ce titre, il a expliqué que les deux parties doivent « s’atteler aux véritables questions structurelles, notamment avec l’alignement au droit européen sur les conditions de concurrence équitable, le bon fonctionnement d’un mécanisme de règlement des litiges, ainsi qu’une contribution financière de la Suisse à la politique de cohésion de l’UE ». Et de préciser que « notre objectif commun est d’élaborer une feuille de route ambitieuse et claire assortie d’un calendrier réaliste afin de préciser les prochaines étapes ».
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Les deux parties doivent poursuivre leur dialogue politique à Davos au cours de la deuxième quinzaine de janvier afin de réaliser un premier bilan des progrès accomplis. « Nous verrons à ce moment-là si la volonté politique est au rendez-vous », indique Maroc Sefcovic.