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UE/Ukraine : opposition parlementaire aux concessions supplémentaires proposées par Bruxelles

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Dans un avis voté le 13 mars par 19 voix contre 9 et 16 abstentions, la commission de l’agriculture du Parlement européen s’oppose pour l’essentiel aux contingents supplémentaires d’importation annuels à droit nul dans l’UE que la Commission de Bruxelles a proposé fin septembre dernier d’offrir à l’Ukraine pour une période de trois ans dans le cadre de l’accord de libre-échange avec ce pays (1). Sa position, adoptée sur la base d’un rapport de son président, Czesław Adam Siekierski (PPE, Pologne), a été transmise à la commission parlementaire du commerce international qui doit débattre le 20 mars de ce dossier dont elle est responsable.

Les eurodéputés « agricoles » suggèrent d’exclure les augmentations de contingents envisagées par Bruxelles pour le maïs (650 000 tonnes) et pour le blé (100 000 t) – tout comme d’ailleurs le rapporteur de la commission du commerce international, Jaroslaw Walesa (PPE, Pologne) – ainsi que pour les tomates préparées ou conservées (5 000 t), et de limiter celle prévue pour l’orge (50 000 t contre 350 000 t). Le projet initial de la Commission européenne est préservé pour les gruaux et germes de céréales (7 800 t), 4 000 t l’avoine (4 000 t), le miel (3 000 t) et le jus de raisin (500 t).

« En dépit des difficultés politiques et économiques actuelles de l’Ukraine, nous ne pouvons pas offrir à Kiev de nouvelles concessions commerciales importantes alors que nos agriculteurs sont confrontés à une crise profonde », a justifié Czesław Adam Siekierski.

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La commission parlementaire de l’agriculture demande de plus à l’exécutif européen de surveiller l’impact des augmentations de contingents proposées sur le marché et les producteurs de l’UE.

De son côté, le rapporteur de la commission du commerce international suggère également de refuser l’application d’un droit nul envisagé pour les importations dans l’Union d’engrais en provenance de l’Ukraine.

(1) Voir n° 3564 du 10/10/16