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Affichage/Consommation UFC-Que Choisir regrette la faible présence de l’étiquetage « Nourri sans OGM »

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Un an après la publication du décret autorisant la mention « Nourri sans OGM » sur les produits d’origine animale, l’organisation de consommateurs dénonce la faible présence de cet affichage dans les magasins. Au terme d’une enquête, menée avec le concours de ses associations locales, dans 324 grandes surfaces à travers la France, UFC-Que Choisir a constaté que les produits portant cette mention étaient peu disponibles et peu valorisés. « Si les rayons de la grande distribution alignent des dizaines de références parmi les aliments recherchés, s’agissant en revanche du “Nourri sans OGM”, nos enquêteurs n’ont trouvé que 3 produits alimentaires : les volailles et les œufs des Fermiers de Loué, ainsi que le saumon fumé sous vide de Labeyrie », regrette UFC-Que Choisir. Mais, tempère l’organisation, « si les produits de marques Auchan et Carrefour bénéficient d’un marquage bien visible, la mention “Nourri sans OGM” des Fermiers de Loué ou de Labeyrie se remarque à peine ». Elle constate cependant la présence de quelques marques régionales, mais « dont la diffusion est cependant trop marginale pour impacter significativement l’offre proposée aux consommateurs ».

Les MDD, mauvais élèves

Pour ce qui est des marques de distributeurs (MDD), sur les sept enseignes visitées : seulement deux se distinguent en proposant une véritable gamme de produits « Sans OGM » sous leurs marques propres : Carrefour (œufs, volailles, jambon, viande de porc, veau et poisson) et Auchan (volailles, jambon, viande de porc et poisson). Les autres enseignes en revanche font quasiment l’impasse sur le « Sans OGM ». Par ailleurs, si les enquêteurs ont relevé çà et là la présence de quelques produits porteurs de cette mention, ceux-ci ne sont présents que dans 6 % des magasins enquêtés. Ils ont également constaté l’indisponibilité actuelle de produits laitiers « Sans OGM » qu’ils expliquent par la longueur de la mise en place de cette filière, argument dont ne peuvent arguer les autres puisque les contours des modalités de communication du « Sans OGM » étaient connus dès 2008. L’UFC-Que Choisir regrette d’autant plus cette faible visibilité des produits sans OGM que le prix n’est pas dissuasif pour le consommateur. En effet, au niveau national, les prix du jambon et du saumon fumé sous vide « Nourris sans OGM » sont respectivement 4 % moins cher et 0,3 % plus cher que leurs homologues conventionnels. Chez Casino, une porte-parole fait valoir que la multiplicité des marques en rayon rend impossible de garantir l’absence d’OGM pour toutes, rapporte l’AFP. « Nous avons choisi de ne pas le mentionner ». Même si, insiste-t-on, « nous avons beaucoup de produits sans OGM ». Il est « extrêmement difficile de s’engager fermement sur la non présence d’OGM dans l’alimentation du bétail notamment dans la filière soja dont la quasi-majorité vient du Brésil », remarque un porte-parole de Système U qui assure que l’enseigne « continue de réfléchir » à la question.

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