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Ukraine : 72 % des contrats blés français détenus par des « spéculateurs » 

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La spéculation sur les marchés des céréales « est le principal facteur explicatif de l’explosion des cours », affirme Valentin Brochard, chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire au sein du CCFD-Terre solidaire à l’occasion d’une conférence de presse le 31 mai aux côtés de nombreuses autres ONG. Les associations s’appuient sur un rapport publié début mai par l’ONG Lighthouse report. Selon celui-ci, la part de contrats à terme détenue par les banques et fonds d’investissement ou les institutions financières sur le marché parisien du blé serait passée de 23 % en mai 2018 à 72 % en avril 2022. Un phénomène déjà observé lors de la crise alimentaire de 2008-2009, comme le rappelle un autre rapport publié en mai par l’IPES-Food et cité par les ONG. Les associations demandent donc de mieux réguler le marché international, mais également de maintenir les ambitions environnementales européennes et françaises. En plus du maintien de l’obligation des jachères, du développement des protéines végétales, ou de l’accélération de la transition vers le bio, « il est possible à très court terme de réduire les cheptels des élevages les plus intensifs en jouant sur le renouvellement », assure Elyne Etienne, chargée de campagne agriculture au sein des Amis de la Terre. Autant de propositions qui, assurent les ONG, seraient « sur la table des ministres ».

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