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Ukraine : le miscanthus géant testé pour dépolluer les sols

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Le miscanthus géant est testé depuis 2023 en Ukraine pour revitaliser les sols contaminés en raison de la guerre, un projet parrainé par l’Otan et piloté par une université tchèque, rapporte l’AFP. L’expérimentation, menée par l’Université Jan Evangelista Purkyne (UJEP) à Vorzel, près de la ville de Boutcha, une banlieue de Kiev où l’armée russe est accusée d’avoir massacré des centaines de civils, vise à vérifier la capacité de cette plante originaire d’Asie, à absorber les polluants et à capter et stocker le carbone. « L’objectif est de revitaliser les zones contaminées », déclare à l’AFP l’environnementaliste de l’UJEP Josef Trogl. La biologiste Ember Morrissey, de l’université de Virginie-Occidentale, explique de son côté que la plante, qui présente l’avantage de pouvoir pousser sur des sols contaminés, développe en outre un système racinaire « qui peut accumuler des métaux tout en restaurant simultanément la matière organique du sol ».

Doté d’une photosynthèse rapide, similaire à celle du maïs ou de la canne à sucre, le miscanthus géant est ainsi capable de retenir le carbone dans le sol, contribuant à sa régénération. Le projet en Ukraine, mené en coopération avec des partenaires canadiens, croates, kazakhs, ukrainiens et américains, doit se poursuivre jusqu’à 2027. M. Trogl espère toutefois qu’il sera prolongé car les bénéfices du miscanthus géant mettent du temps à se manifester. Une récente étude française a ainsi conclu, au bout de treize ans seulement, que « la conversion des terres arables en cultures bioénergétiques pérennes augmente les stocks de carbone organique du sol à long terme ». « Idéalement, la plante fournira suffisamment de biomasse pendant 20 à 25 ans », selon M. Trogl. « Ensuite, il faudra l’arracher, mais nous espérons alors utiliser le sol pour une agriculture classique. »

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Un projet qui doit durer jusqu’à 2027 au minimum

AFP