Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) expriment de nouveau, dans une lettre adressée mi-décembre au président de la commission du commerce international du Parlement européen, Bernd Lange, leurs préoccupations à l’égard des concessions commerciales supplémentaires que la Commission de Bruxelles propose d’octroyer à l’Ukraine pour des produits sensibles, les céréales notamment, dans le cadre de la zone de libre-échange entre l’UE et ce pays (1). Elles demandent aux eurodéputés de ne pas donner leur feu vert à ce projet sans contreparties, à savoir : un contrôle plus strict de la qualité des céréales importées de ce pays, la reconnaissance par ce dernier de la régionalisation de l’Union pour la peste porcine africaine et la protection des indications géographiques de l’UE, pour les vins surtout.
À l’issue de la troisième réunion du Conseil d’association UE-Ukraine qui s’est tenue le 19 décembre à Bruxelles, l’Union a « noté les perspectives de débouchés supplémentaires pour les exportations ukrainiennes » offertes par la proposition de l’exécutif européen.
Quatre jours auparavant, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-huit avaient « réaffirmé » leur « attachement […] à la conclusion de l’accord d’association UE-Ukraine, y compris l’établissement d’une zone de libre-échange approfondi et complet » dont les dispositions sont applicables de façon unilatérale du côté européen depuis 2014 (2).
Le sommet européen s’est aussi efforcé de donner des assurances aux Pays-Bas qui n’ont pas encore ratifié l’accord d’association avec l’Ukraine, celui-ci ayant été rejeté le 6 avril 2016 lors d’un référendum non contraignant organisé dans cet État membre.
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(1) Voir n° 3564 du 10/10/16 et n° 3571 du 28/11/16
(2) Voir n° 3527 du 04/01/16 et n° 3439 du 17/03/14
Prolongation des sanctions économiques contre la Russie
Le Conseil de l’UE a formellement décidé le 19 décembre de prolonger une nouvelle fois de six mois, jusqu’au 31 juillet 2017, les sanctions économiques contre la Russie. Introduites le 31 juillet 2014 « en réaction aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine », celles-ci avaient déclenché l’embargo de Moscou sur les produits agroalimentaires européens.