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Libre-échange Un accord euro-américain, priorité de la présidence britannique du G8

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David Cameron, le premier ministre britannique, fait de la négociation d’un accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis une priorité clef du Royaume-Uni pour sa présidence du G8, cette année.

Dans une lettre adressée en tant que président du G8 aux dirigeants canadien, français, allemand, italien, japonais, russe et américain, le premier ministre britannique, David Cameron, souligne que « l’Europe et l’Amérique représentant ensemble un tiers du commerce mondial, le plus précieux de tout serait d’entamer des négociations sur un accord commercial entre l’UE et les États-Unis ». Toutefois, le problème est que cet accord n’est pas à proprement parler un dossier pour le G8 et que la position de David Cameron au sein de l’Europe est fragilisée par le débat interne au Royaume-Uni sur l’appartenance du pays à l’UE. La région Lough Erne, en Irlande du Nord, accueillera le 39e sommet du G8 en juin.

L’agriculture, « point de discorde »

En novembre dernier, le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, avait dit « espérer » que les pourparlers pour un accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis pourraient être lancés « dès que possible », après la remise, par l’administration américaine et la Commission de Bruxelles, d’un rapport final sur les conséquences à attendre d’un tel accord (1). Initialement, ce document devait être soumis avant la fin de l’année dernière.
L’accord devrait permettre de « s’approcher autant que possible de la suppression de tous les droits dans les échanges transatlantiques de produits industriels et agricoles », avait estimé le commissaire européen.
« L’accès à nos marchés agricoles sera de toute évidence l’un des points de discorde », avait-il toutefois reconnu, après avoir noté, le mois précédent, que « cela pourrait créer quelques problèmes avec la France et son agriculture » (2).
Le Parlement européen a adopté en octobre une résolution non législative demandant que les négociations sur un éventuel accord commercial avec les États-Unis soient ouvertes au premier semestre de 2013. Il a insisté toutefois sur la nécessité de protéger les intérêts de l’UE, en particulier dans le secteur agricole (3).
Du côté américain, quelque 60 organisations du secteur agricole et alimentaire, menées par le National Pork Producers Council (NPPC), se sont déclarées favorables à un accord de libre-échange avec l’UE, tout en insistant sur le fait que celui-ci doit inclure l’agriculture et que l’Europe doit régler le problème de ses barrières non tarifaires.

(1) Voir n° 3374 du 19/11/12
(2) et (3) Voir n° 3371 du 29/10/12

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