Les indicateurs définis dans l'accord sur la volatilité des cours, signé le 3 mai, entre éleveurs, industriels et distributeurs ont-ils des chances de se mettre à clignoter dans les mois qui viennent, entraînant un rendez-vous pour une renégociation tarifaire ? Pour de nombreux opérateurs, le prix des céréales ne va pas redescendre dans les mois à venir et avec la sécheresse qui s'annonce, au contraire, il risque de progresser encore. Pour Claire Le Bigot, chef du bureau des viandes du ministère de l'Agriculture, l'effet de substitution entre matières premières pour l'alimentation du bétail fait qu'il est difficile de prédire quelle sera la progression des indices aliment du bétail (Ipampa et Itavi). Cependant, il est fort probable que ces indices ne diminueront pas dans les mois à venir. Actuellement, ils sont déjà supérieurs aux +10% définis dans l'accord. Le premier indicateur de chacune des productions (porc, bovins, volaille) est donc déjà « dans le rouge » et va certainement le rester. De même, le deuxième indicateur (rapport prix production/prix alimentation du bétail), quelle que soit la production, clignote déjà lui aussi. Sans une hausse du prix à la production suffisante, ce deuxième indicateur va continuer à dépasser la limite définie dans l'accord, et donc d'ici quelques semaines, un rendez-vous pour de nouvelles négociations tarifaires devrait avoir lieu… Selon les conditions de l'accord, avec des indicateurs publiés fin mai-début avril, producteurs, industriels et distributeur devraient se retrouver autour d'une table pour renégocier les prix au 1er juillet.
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