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Environnement Un accord sans engagement concret à Rio+20

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Comme c’était prévu au regard des négociations qui avaient précédé le sommet, la Conférence Rio+20 sur le développement durable a abouti, le 22 juin, à une déclaration finale a minima. Le commissaire européen à l’environnement, Janez Potocnik, a notamment regretté qu’aucun « délai concret » pour atteindre les objectifs n’ait été défini.

La Conférence Rio+20 des Nations Unies pour le développement durable s’est conclut le 22 juin par une déclaration commune des 190 pays participant intitulée « Le monde dont nous voulons », qui a été jugée très insuffisante par les observateur. Ainsi commence le texte final : « Nous, chefs d’Etat et de gouvernement, renouvelons notre engagement envers le développement durable et envers un avenir économiquement, socialement et écologiquement durable pour notre planète et pour les générations présentes et futures ». Mais, derrière les grandes intentions, peu de propositions concrètes. Le principal acquis est la décision de lancer des « Objectifs du développement durable » sur le modèle de ceux du Millénaire adoptés en 2000 par l’ONU. Leur définition est laissée à un groupe de travail qui devra faire ses propositions en 2013, pour une mise en place à partir de 2015. Ces objectifs devront être « en nombre limité, concis et tournés vers l’action », selon la déclaration.

Pas de financement

Le texte adopté prône donc le développement d’une « économie verte » mais précise – à la demande des pays les moins développés qui craignent que ce concept serve à mettre en place des mesures de protectionnisme déguisées – que « les politiques d’économie verte doivent respecter la souveraineté nationale de chaque pays » et ne pas constituer « une restriction déguisée au commerce international ». Le financement est, lui, resté en suspens. La proposition des pays en développement d’un fonds de 30 milliards de dollars n’a pas abouti. La France proposait notamment que ce fonds soit abondé par une taxe sur les transactions financières.« Comme vous le savez, il y a un certain nombre de domaines où nous aurions pu espérer un résultat plus ambitieux, par exemple en ce qui concerne la définition de délais concrets pour la réalisation des objectifs dans les domaines prioritaires couverts par le document », a déclaré le commissaire européen à l’environnement, Janez Potocnik, à l’issue du sommet. « Je regrette que nous n’ayons pas abouti à la création d’une agence spécialisée des Nations Unies sur l’environnement », a pour sa part souligné le président de la République française, François Hollande.

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