En cette rentrée de septembre, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a jugé bon de rappeler qu’un accord des Vingt-cinq sur les perspectives financières de l’UE pour la période 2007-2013 était désormais très « urgent ». Selon lui, cet accord devra comporter une clause de rendez-vous pour revoir certaines dépenses et envisager des réformes.
« Puisque personne ne sait comment sera le monde en 2013, il va de soi qu’avec l’adoption actuelle du budget 2007-2013, les dirigeants européens se donnent un rendez-vous pour revoir certaines dépenses et pour élaborer des réformes », a déclaré M. Barroso devant la presse le 30 août à Budapest, à l’issue d’un entretien avec les premiers ministres des pays de Visegrad (République tchèque, Pologne, Slovaquie, Hongrie).
« Tous les éléments du budget doivent être examinés », a ajouté le président de la Commission, soulignant qu’un accord était désormais très « urgent».
« Nous devrions d’abord adopter le budget et ensuite poursuivre les réformes », a pour sa part déclaré le chef du gouvernement tchèque Jiri Paroubek.
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« Je souhaite qu’un accord (sur les perspectives financières) puisse être atteint, si possible d’ici la fin de l’année, sur la base des propositions de la présidence luxembourgeoise et dans le respect des accords déjà conclus, avec pour objectif que tous les pays membres de l’Union prennent leur juste part du financement de l’élargissement », a déclaré de son côté le président français Jacques Chirac le 29 août devant de la Conférence annuelle des ambassadeurs.
En juin dernier, le premier ministre britannique, Tony Blair, qui exerce la présidence de l’UE jusqu’à la fin de 2005, s’était opposé à un projet de compromis financier au sommet européen de Bruxelles, refusant de revenir sur le rabais dont bénéficie son pays sans un réexamen parallèle de la Pac.