- FNSEA : convaincre l’Union européenne du pouvoir vert
Jean-Michel Lemetayer se félicite, dans un communiqué du 19 février, que Nicolas Sarkozy ait présenté « l’ambition de la France pour son agriculture ». Selon lui le discours du président de la République va dans le bon sens. Mais il prévient : « Les rouages européens sont lourds et nous devons ramener vers nos thèses de nombreux pays partenaires. Il est grand temps de convaincre l’Union européenne du pouvoir vert ! Cela vaut tant pour les perspectives budgétaires que pour l’avenir de la PAC et des négociations internationales ». La FNSEA salue, par ailleurs, la mobilisation de 300 millions d’euros annuels pour accompagner la mise en œuvre du bilan de santé.
- Coordination rurale : les agriculteurs attendent toujours un cap
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« Aussi rassurantes qu’elles prétendaient être, les différentes annonces du président Sarkozy pour l’agriculture n’ont toujours pas fixé le nouveau cap qu’attendent avec impatience les agriculteurs français », estime la Coordination rurale dans un communiqué du 19 février. Pour le syndicat, « il ne suffira pas au président de condamner le tout marché, de défendre le principe de la préférence communautaire ou de promettre qu’il n’y aura pas de mauvais accords à l’OMC pour rassurer les agriculteurs ». Il faut avant tout, d’après la CR, « une transparence imposée aux filières, afin que les agriculteurs ne restent pas toujours les parents pauvres en matière de répartition de la valeur ajoutée ».
- Confédération paysanne : étonnée par l’annonce d’une loi de modernisation
La Confédération paysanne s'avoue surprise « de l'annonce d'une loi de modernisation dont personne n'avait trouvé la nécessité jusqu'à aujourd'hui, habitués que nous sommes à ce que ce type de loi de modernisation se traduise par la concentration des moyens de production et la disparition des paysans ». « Quant aux 300 millions, il s'agit d'un tour de passe-passe qui consiste à redonner ce qu'il s'apprêtait à prendre et pas d'une aide supplémentaire à l'agriculture », estime le syndicat dans un communiqué du 19 février. Le mouvement paysan rappelle la nécessité d'un rééquilibrage des aides, d'un meilleur soutien à l'élevage, à la production de protéines, de fruits et légumes de proximité et aux 50 premiers hectares des exploitations ainsi qu'un appui au développement de l'agriculture biologique.