La coopérative de la plaine de Limagne en Auvergne a pour métier d’origine la production de semences, marché sur lequel elle est devenue un acteur majeur, accédant au 4e rang mondial. Pour son exercice clos au 30 juin, le groupe a connu une progression de son chiffre d’affaires de 15,3 % pour atteindre 1,555 milliard.
Le groupe reconnaît l’impact de l’effet prix sur cette bonne performance, mais cela s’accompagne d’une croissance des volumes, essentiellement à l’international et qui se traduit par des gains de part de marché. Le résultat net ressort à 92 millions d’euros, contre 69 millions l’année précédente, pour un résultat opérationnel qui passe de 108 à 165 millions. Mais, minimise le groupe, cela est largement du à une plus value de cession sur une participation dans une co-entreprise chinoise. L’activité a été soutenue pour les semences grande culture qui progressent de 14 % à 595 millions (38 % du total). Limagain est numéro 5 mondial et premier européen et entend bien rester dans les 5 premiers, car « il lui reste du chemin pour arriver parmi les 3 premiers qui sont de véritables géants. Les semences potagères ne sont pas en reste, en hausse de 8 % à 510 millions (33 %). Le groupe est numéro 2 mondial, derrière Monsanto. Le groupe entend accélérer son international. Il est ainsi revenu au Brésil, après 20 ans d’absence en rachetant les activités maïs de Gerra et celles de maïs et sorgho de Brasmilho. Il entend également créer une joint venture pour le maïs et blé en Chine, ayant cessé son partenariat avec Longping High-Tech. Il a également créé en octobre une co-entreprise à parité avec l’allemand KWS aux Etats-Unis pour développer de nouvelles variétés de maïs OGM, « car sans OGM, vous ne pouvez pas exister sur le marché américain ». Le groupe souhaite mener en France des essais en plein champ de maïs transgénique dès 2013.
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