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Un agriculteur sur cinq n’a pas dégagé de revenu en 2017, selon l’Insee

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En 2017, malgré une amélioration de la conjoncture agricole, 19,5 % des non-salariés agricoles imposés au réel ont déclaré des revenus nuls ou déficitaires, d’après une étude de l’Insee publiée le 7 novembre. Cette proportion atteint 30,1 % en grandes cultures et 27,8 % pour les éleveurs ovins, caprins et équins. Toutes productions confondues, le revenu des agriculteurs a progressé de 6,8 % en 2017 (1 610 € par mois, déficits exclus). L’indicateur retenu par l’Insee dans son étude est le revenu d’activité (déduction faite des cotisations sociales, mais pas des contributions sociales telles que la CSG et la CRDS).

En 2017, le revenu a particulièrement augmenté pour les éleveurs de granivores (+26,2 % à 2 400 €) et en polyculture-élevage (+16,1 % à 1 360 €). Il progresse pour toutes les orientations, sauf la viticulture (-2,3 % à 3 000 €) et les ovins, caprins et équins (-2,2 %). D’après l’Insee, un cinquième des non-salariés agricoles est assujetti au micro-bénéfice agricole (micro-BA), soit 92 000 agriculteurs. Leur revenu d’activité moyen est de 560 € (+6,7 % par rapport à 2016).

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L’étude de l’Insee analyse aussi les revenus des non-salariés hors de l’agriculture : ceux-ci atteignent en moyenne 2 580 € (+0,7 %). Un chiffre qui masque de très fortes disparités entre les métiers : le revenu d’activité moyen des médecins et dentistes atteint 8 870 € mensuels, quand celui des micro-entrepreneurs est de 470 €.

Réagissant dans un communiqué du 8 novembre, la FNSEA et les JA déplorent le « fossé qui existe entre les agriculteurs et les autres entrepreneurs ». Pour les organisations syndicales, cette étude « confirme l’absolue nécessité d’appliquer la loi Egalim pour de meilleurs prix payés aux producteurs ».