Le ministère de l’Écologie a lancé un appel d’offres pour développer les « petites installations », le 8 février. Si les cultures alimentaires sont autorisées, le seuil maximal d’incorporation est fixé à 15 % en tonnages pour éviter les conflits d’usage.
« La proportion de cultures alimentaire et de cultures principales ne doit pas excéder 15 % en tonnages des intrants. […] », lit-on dans le cahier des charges de l’appel d’offres méthanisation et bois-énergie du ministère de l’Écologie, le 10 février. Avec cette condition sur l’incorporation de cultures alimentaires dans les méthaniseurs, l’idée est de ne pas « engendrer des conflits d’usage avec les productions alimentaires ». Quant aux cultures à vocation énergétique, elles sont « généralement admises comme intrants ». Dans le cadre de la mise en application de la loi de transition énergétique, de telles précisions sur les autorisations et seuils d’incorporation des intrants sont, elles, toujours attendues.
Développer les petites installations
L’appel d’offres entend développer « les petites installations » dans le bois-énergie (inférieures à 25 MW) et dans la méthanisation (inférieures à 5 MW). Il s’agit d’un appel d’offres courant sur trois ans. Chaque année, il portera sur un volume de 10 MW pour le lot méthanisation et de 50 MW pour le lot bois-énergie. Le soutien financier sera apporté sous la forme d’un complément de rémunération.
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L’injection, préférée à la production d’électricité
« L’injection du biométhane dans les réseaux de gaz naturel est un emploi plus efficace du biogaz produit par méthanisation que la production d’électricité », lit-on dans le cahier des charges de l’appel d’offres. Ainsi, les projets situés à proximité d’un réseau public de gaz naturel doivent faire l’objet d’une étude de préfaisabilité d’une valorisation énergétique par injection. Autrement dit : l’injection est préférée à la production d’électricité. L’enjeu de cet appel d’offres est de taille. Pour rappel en 2013, le gouvernement avait fixé un objectif de 1 000 méthaniseurs à la ferme à l’horizon 2020. Selon Sinoe (base de données sur les déchets en France), en 2014, la France ne comptait que 138 unités de méthanisation à la ferme.
Dans le cadre de la loi de transition énergétique, les seuils d’incorporation des cultures alimentaires dans les digesteurs sont toujours attendus.