Le projet de budget de l’Office des viandes (Ofival), en baisse de 7 % pour 2004, a été adopté en conseil de direction sans rencontrer d’opposition des professionnels. La majorité de ces derniers s’est abstenue (aucun vote contre). Quant à la conjoncture, l’orientation à la baisse (-3 %) des achats de viande depuis le début de l’année continue d’inquiéter fortement les représentants de l’ensemble des filières animales.
Résignation, solidarité, réalisme ? Aucun professionnel de l’élevage et de la viande ne s’est opposé à l’adoption du budget 2004 de l’Ofival, présenté le 20 novembre en conseil de direction. Un budget pourtant en baisse de 7,16 %. S’il n’y a rien de surprenant à voir l’administration voter « pour » ce budget, on notera les votes positifs des représentants des marchands en bestiaux et du président de l’Ofival, Pierre Chevalier, également président de la FNB (Fédération nationale bovine). La valeur de ce vote est, comme chaque année, à relativiser : il n’a de valeur que consultative, mais il permet aux professionnels d’afficher sur le plan des principes leur approbation ou leur opposition aux orientations budgétaires de l’office. À titre de comparaison, le budget de l’Ofival avait rencontré fin 2002 l’opposition de 12 voix professionnelles.
Moins de promotion
Le projet de budget 2004 est donc en baisse, mais « dans la moyenne des autres offices », a commenté Yves Berger, le directeur de l’Ofival à l’issue du conseil. Les crédits destinés aux opérations nationales s’élèvent à 295 millions d’euros, contre 318 en 2003. Dans le détail, on notera la baisse de 1,2 million d’euros des crédits de promotion qui s’affichaient à 8 millions d’euros en 2003 : la promotion interne se voit dotée de 4,5 millions d’euros (au lieu de 5,3) pour 2004, et la promotion à l’étranger recule à 3 millions d’euros (au lieu de 3,4). Les aides à l’investissement pour les veaux de boucherie passent de 5 à 3,4 millions d’euros compte tenu de la fin programmée du dispositif de mise aux normes. Les aides aux bâtiments bovins restent stables à 18 millions d’euros ; celles des ovins s’établissent à 5,5 millions d’euros. Pour la volaille, 3,5 millions d’euros sont consacrés à la poursuite et à l’achèvement du plan « bâtiment ». Les crédits destinés à la Pesée-Classement-Marquage (PCM) passent quant à eux de 1,5 à 2,1 millions d’euros. Ils devraient permettre de financer la mise en place d’une trentaine de machines à classer supplémentaires en 2004 (en plus des 8 à 9 machines prévues sur le budget 2003), indique Yves Berger. En additionnant ces aides aux crédits débloqués par les collectivités locales (Lorraine et Auvergne notamment), plus de 60 % du parc des machines pourrait être financé d’ici la fin 2004.
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Vente de stocks de viande bovine
À ce chapitre financier, on ajoutera que l’Ofival prévoit également de récupérer 7,3 millions d’euros grâce à la vente des derniers stocks de viande bovine congelés en 2001-2002 dans le cadre du dispositif dit « d’achat spécial ».
Par ailleurs, 250 000 euros d’économies ont été exigées par les ministères de tutelle sur les frais de personnels, soit l’équivalent de 5 postes. Aucun licenciement sec n’est prévu, précise le directeur de l’Office, évoquant des mesures de reclassement ou le non remplacement de départs à la retraite.