Le budget 2005 du ministère de l’Ecologie s’établit à 825,25 millions d’euros, en baisse de 3,6% par rapport à 2004, soit un recul de 5% à prix constants. Serge Lepeltier a cependant assuré qu’il avait « d’ores et déjà obtenu un engagement du gouvernement » pour que ses « crédits de paiement » soient augmentés de 141 millions d’euros lors du vote en décembre du collectif budgétaire.
«J’ai eu confirmation par lettre, fin juillet, que j’obtiendrai bien ces 141 millions d’euros dans le cadre de la loi de finances rectificative qui sera votée à la fin de l’année », a déclaré le ministre de l’Ecologie devant les journalistes, afin de relativiser la baisse des crédits de son ministère. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) compte bien sur cette enveloppe de fin d’année, elle qui doit en récupérer 130 millions d’euros, 8 M étant destinés au Conservatoire du littoral et des rivages lacustres, et 3 M à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.
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Réorganisation administrative
Sur le plan politique, Serge Lepeltier en a profité pour afficher les priorités de son ministère pour 2005 : la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la réforme de la politique de l’eau, la prévention des risques et la lutte contre les pollutions, ainsi que « la promotion du développement durable ». Evoquant chacun de ces thèmes, le ministre a ainsi précisé que le plan d’affectation de quotas de CO2 pour 2005-2007 serait « prochainement arrêté », et 40 M euros y seront consacrés en 2005. Le réseau Natura 2000 devrait pour sa part être achevé « avant fin 2006 », et bénéficier de 75,6 M euros en 2005 (+23% par rapport à 2004). Sans être très précis, le ministre a également déclaré qu’il entendait « mettre fin aux financements croisés et complexes entre l’Etat et les agences de l’eau, à prix constant concernant le m3 d’eau ». Selon lui, le ministère de l’Ecologie doit « se recentrer » sur ses mission liées à la qualité de l’eau et à la lutte contre les inondations. Par ailleurs, Serge Lepeltier a annoncé une prochaine réorganisation administrative, prévoyant le rapprochement des Diren (direction régionale de l’environnement) et des Drire (direction régionale de l’industrie et de la recherche), ainsi qu’un renfort des partenariats avec les ministères de l’Equipement et de l’Agriculture. Questionné sur l’avenir de l’Afsse (Agence française de sécurité sanitaire environnementale), le ministre a indiqué qu’il souhaitait « conforter » son action « au moment où l’enjeu majeur de l’écologie est la relation santé-environnement ». La contribution du ministère de l’Ecologie au budget de l’Afsse doit s’élever à 3,2 M d’euros en 2005, auxquels s’ajoutent 824 000 euros de crédits de recherche.