Alors que certains secteurs appellent de leurs vœux une harmonisation des cahiers des charges de la GMS pour une plus grande efficacité industrielle, la filière piscicole lance une démarche dans ce sens. Un cahier des charges unique pour la production de truite (34 000 t) a ainsi été défini et doit servir de pilote avant une extension de la démarche aux productions piscicoles marines. Toutes les parties prenantes ont été associées à cette démarche : producteurs, distributeurs, associations de consommateurs, WWF, ministère de l’Agriculture et FranceAgriMer. La plupart des distributeurs ont répondu présent, à l’exception pour l’instant de Carrefour (des discussions sont en cours) et de Leclerc. Metro a également suivi. « Nous avons voulu mettre fin au cloisonnement pour aborder les nouvelles pratiques sociétales et environnementales. Nous avons donc pris tous les cahiers des charges pour en faire une synthèse», explique Pascal Le Gal, président du Cipa (Comité interprofessionnel des produits d’aquaculture). « Au niveau de l’alimentation, par exemple, les fabricants s’alignaient sur le cahier des charges le plus restrictif, dont le coût de production était plus élevé, même si certaines différences minimes n’apportaient rien, explique Marine Levadoux, responsable technique. L’idée c’est d’harmoniser tout cela et de pouvoir fournir indifféremment les différentes enseignes. » La transformation n’est, elle, pas concernée par ce cahier des charges uniques. « Nous ne voulons pas que la concurrence se fasse sur les questions sanitaires et environnementales. Sur ces sujets, le consommateur doit être rassuré et avec ce cahier des charges uniques, nous reprenons la responsabilité de ce que nous mettons sur le marché », se réjouit Pascal Le Gal. Côté distributeurs, on espère que cet accord redonnera de la valeur à la truite, qui a perdu du terrain.
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