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Un calendrier encore incertain

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L’échéance précise du mandat de l’actuelle Commission n’est pas encore claire. Théoriquement fixée au 1er novembre prochain, elle sera vraisemblablement repoussée de quelques semaines.
Tout d’abord en raison de l’incertitude qui pèse sur l’avenir du traité de Lisbonne. Quel qu’en soit le résultat, le référendum du 2 octobre en Irlande ne devait en effet pas mettre totalement fin au suspens entourant l’avenir institutionnel de l’Union : Vaclav Klaus, le président tchèque se refuse toujours à apposer sa signature en bas du nouveau traité européen.
À cela s’ajoute la lourdeur de la procédure qui précède l’entrée en fonction du nouveau collège. Outre le véritable casse-tête que constitue le choix des commissaires – José Manuel Barroso doit composer avec les personnalités qui lui sont soumises par les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept, les compétences et les aspirations de chacun des candidats –, la future Commission doit décrocher l’investiture du Parlement européen.
Celle-ci ne pourra intervenir qu’une fois que chacun des commissaires aura été longuement auditionné par les commissions parlementaires compétentes. Un travail de longue haleine qui pourrait prendre un voire deux mois. En 2004,
M. Barroso s’était heurté à l’hostilité des parlementaires envers plusieurs des personnalités présentes dans son équipe, notamment l’Italien Rocco Buttiglione. Il avait dû revoir sa copie et les savants équilibres politiques et nationaux de l’exécutif européen pour composer avec les exigences de Strasbourg.