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Syngenta Un chiffre d’affaires en hausse de 7% en 2004

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Avec un chiffre d’affaires en hausse de 7% en 2004, la multinationale suisse conforte son statut de leader mondial dans le domaine de la protection des cultures et conserve le troisième rang sur le marché des semences. Si la croissance des résultats touche tous les secteurs d’activités, on notera la très forte progression (+36%) des ventes de phytosanitaires en Amérique latine.

Syngenta va bien, très bien même. La firme agrochimique a réalisé en 2004 un chiffre d’affaires de près de 7,3 milliards de dollars, en hausse de 7% sur un an, à taux de change constant. « Syngenta a accru ses ventes dans l’ensemble de ses secteurs d’activités », a détaillé, sourire aux lèvres, son directeur Michael Pragnell, lors de la présentation des résultats à Londres le 10 février. De fait, tous les indicateurs sont au vert, les hausses des résultats des ventes atteignant parfois deux chiffres à l’exemple des fongicides (+12%) ou des semences potagères et florales (+10%). Les résultats des autres catégories de produits phytosanitaires sont à peine plus modestes pour les herbicides sélectifs (+9%), les herbicides (+5%), les produits professionnels (+9%).

Le « boom » de l’Amérique latine

A l’échelle des grandes régions géographiques, c’est l’Amérique latine (Brésil et Argentine essentiellement) qui remporte la palme, et de loin : +36% de hausse ! Syngenta explique ces résultats records par l’extension des surfaces cultivées et le succès rencontré à la fois par les insecticides et de fongicides tel que le produit « Amistar » utilisé pour lutter contre la rouille du soja. En Europe – tout comme en Afrique et au Moyen-Orient –, les ventes ont augmenté en moyenne de 5% grâce aux ventes enregistrées sur la gamme des fongicides et des herbicides sélectifs. Syngenta se félicite d’ailleurs de ce que la France et l’Europe de l’Est enregistrent sur ce créneau une croissance à deux chiffres. L’entreprise note que les ventes de son insecticide « Force » – utilisé par épandage contre la chrysomèle du maïs (Diabrotica) – ont décliné aux Etats-Unis, au profit des ventes de produits de protection de semences. La hausse des ventes en Europe de l’Est a en partie compensé le retrait américain.

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Betterave OGM

Et pour 2005 ? Si la multinationale ne se risque pas à faire des pronostics, elle semble prendre ce début d’année avec sérénité. « Nos objectifs sont polyvalents, nous sommes relax », explique Heinz Imhof, président du conseil d’administration de Syngenta. Entre chimie classique, semences conventionnelles, semences transgéniques, lutte biologique..., « nous voulons offrir (aux agriculteurs, ndlr) toutes les options », insiste-t-il. De fait, si la société Syngenta s’est engagée dans les biotechnologies depuis plusieurs années, son chiffre d’affaires n’en est encore que très partiellement dépendant : les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne représentent « que » 15% du CA relatif à l’activité « semences » du groupe. Ce qui n’empêche pas la multinationale suisse de voir plus loin. Estimant que les surfaces cultivées en plantes transgéniques vont continuer à croître annuellement de 15 à 20 % à l’échelle du globe, Heinz Imhof précise que Syngenta poursuit ses recherches sur les OGM, notamment en matière de biocarburants. Techniquement, des projets pourraient voir le jour d’ici 2 à 3 ans. David Lawrence, directeur de la division Recherche et Technologie précise également qu’une betterave transgénique tolérante à un herbicide est techniquement prête pour le marché européen, dans l’attente de son homologation.