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Un collectif de bergers manifeste contre les puces électroniques

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Un collectif de bergers de la Drôme a entamé le 28 janvier une « transhumance » d’environ cinquante kilomètres, de Mormans (Drôme) jusqu’à la préfecture de Valence pour « dénoncer l’obligation d’implanter des puces électroniques sur leurs bêtes et l’industrialisation de l’élevage ». Pour rappel, l’obligation d’implanter les puces RFID (radio frequency identification) date de 2010 pour les agneaux et les cabris. À partir de juillet 2013, ce sont tous les animaux adultes qui devront avoir des boucles de ce type. Ces puces permettent d’identifier et de suivre un objet ou un être vivant à distance. Sauf que pour le collectif de bergers, elles ne sont ni plus ni moins que le reflet de la volonté de « l’industrie électronique, des gouvernement et des vendeurs de pucer tout chose sur terre ». D’autant, rappellent les professionnels, que les animaux portent déjà deux boucles en plastique, une à chaque oreille, qui servent à identifier l’animal et sa provenance. « Une traçabilité correcte selon nous », explique Sébastien Pelurson, éleveur du Mornans et membre du collectif. La filière ovine s’inquiète aussi du projet, attendu pour 2015, de rendre obligatoire l’approvisionnement en reproducteur « mâles certifiés » dans des centres de sélection.

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