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Chimie du végétal Un démonstrateur industriel en 2011 sur les bioplastiques

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Un démonstrateur industriel devrait voir le jour en 2011 sur les bioplastiques, a indiqué le 23 décembre Christophe Rupp-Dahlem, président de l’Association de la chimie du végétal (ACDV). Un signal d’espoir pour les futurs clients que sont les plasturgistes, actuellement aux prises avec une forte hausse des prix des matières premières.

Un projet, baptisé IFMAS (Institut français des matériaux agro-sourcés) devrait donner naissance « dans les prochains mois » à un laboratoire commun, à un démonstrateur industriel et à un centre technique dédié au transfert vers les marchés de la plasturgie, a indiqué fin 2010 le président de l’Association de la chimie du végétal.
L’institut Michel-Eugène Chevreul, fédération de laboratoires labellisée par le CNRS et placée sous la tutelle de l’Université Lille 1, travaille actuellement, avec l’amidonnier Roquette, à la mise en place d’IFMAS, ce projet d’utilisation de ressources agricoles renouvelables pour élaborer des matières plastiques techniques.

Le plastique fossile aux prises avec les aléas des marchés

Ce projet a été conçu il y a plusieurs mois indépendamment de la conjoncture sur les matières premières nécessaires à la fabrication du plastique, mais sa pertinence se trouve renforcée par la flambée des prix des plastiques d’origine fossile, qui incite à la mise au point de solutions alternatives. En effet, le 23 décembre, Elipso, syndicat des plasturgistes, a lancé un cri d’alarme parce que « tous les coûts sont à la hausse » (25 à 35% depuis novembre 2009) pour les fabricants d’emballages plastiques.
Par ailleurs, Christophe Rupp-Dahlem a évoqué un autre projet dans le domaine de la chimie du végétal, qui est bien avancé : Pivert (Projet Picardie innovation en végétal enseignement recherche et technologie). Ce projet, porté par Sofiprotéol, l’établissement financier des producteurs d’oléoprotéagineux, qui devrait aboutir, lui aussi en 2011, consiste à mettre au point une bioraffinerie en Picardie, autour de l’Université de technologie de Compiègne (UTC). Cette bioraffinerie basée sur la transformation de plantes oléagineuses, est conçue pour produire des biomolécules telles des solvants, des biomatériaux à partir des fibres des tiges, du biodiesel, enfin des protéines pour l’alimentation humaine et animale à partir des tourteaux.

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