L’intention de l’UE de porter son tarif aux frontières pour les bananes de 75 euros/t à 230 euros va vraisemblablement réduire d’un tiers les importations en provenance d’Amérique latine d’un tiers, selon Brent Borrell, directeur au Center for International Economics (CIE), une société d’études privée australienne. « Cela infligerait un dommage considérable à l’économie fragile des pays exportateurs de cette région, de l’ordre de 400 millions de dollars de pertes de revenu par an et d’au moins 75 000 pertes d’emplois », estime-t-il. « Résultat : une politique qui discrimine lourdement les producteurs latino-américains à bas revenu au profit des producteurs ACP », souligne le CIE, dont l’analyse « montre que pour tout tarif au-dessus de 75 euros/t, il est pratiquement certain que l’accès des produits latino-américains diminuera dans la mesure où il encouragera les exportations des pays ACP, africains notamment ». « Si cet accès n’est pas au moins maintenu, le nouveau régime uniquement tarifaire de l’UE deviendra illégal au regard de l’OMC », affirme également le centre d’études australien, M Borrell ajoutant : « Si un tarif de 75 euros/t ou d’un niveau plus faible était appliqué, le régime envisagé par l’UE offrirait la possibilité de maintenir l’accès des bananes latino-américaines dans un cadre simplifié, tout en respectant les objectifs du cycle de Doha et en maintenant l’aide aux fournisseurs préférentiels ».
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