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Un Eléphant, ça trompe énormément

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Lundi 5 septembre. Unilever continue de vouloir fermer Fralib à Gémenos et les salariés – une partie d’entre eux occupe l’usine - continuent de protester. Le bras de fer médiatique entre des syndicalistes à la limite de la caricature et une direction qui prend des allures de vierge effarouchée continue lui aussi.
Les agences de relation presse ont fait leur rentrée et les communiqués recommencent à tomber dans les boîtes mail : Fonterra s’allie à First Milk, etc… « ATTENTION ELEPHANT VERT DROIT DEVANT !! » Tiens donc. Eléphant. Vert de surcroît. La tisane Eléphant se met au bio. « A 115 ans, il était temps », précise le communiqué.
En même temps qu’on ferme son berceau industriel pour la produire… en Belgique (passe encore, Lille est plus près du plat pays que de Marseille) ou en Pologne, la tisane Eléphant se met au bio. Alors même que les consommateurs commencent à se dire « bio c’est bien, mais local c’est peut-être mieux », Unilever réussit le tour de force de délocaliser et de passer au bio en même temps, et en plus de le dire !
Certes, la fermeture de Fralib ne changera sans doute pas grand chose aux kilomètres parcourus par les matières premières des tisanes Eléphant. Mais le moment est mal choisi. Négligence, erreur de communication, ou choix délibéré de mettre en avant un produit que l’on coupe de ses racines parce que le marketing en a décidé ainsi ? On n’a même pas eu envie d’entendre la réponse polie d’Unilever. Mais on aimerait bien être petite souris pour observer L’Eléphant.

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