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Un évènement autour de la filière française du carbone en février

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Pascal Xicluna

Lors de ses vœux à la presse, le 4 janvier, le ministre de l’Agriculture a annoncé qu’il organisera « un grand évènement » autour du marché du carbone agricole français. Avec cette grand-messe prévue pour le 1er février, Julien Denormandie veut « structurer » la filière. « Nous avons déjà mis en place trois méthodes pour le label bas carbone et en parallèle, nous avons une industrie qui souhaite acheter des crédits carbone. » L’événement pourrait accélérer la mise en œuvre de l’application de la loi Climat. Depuis le 1er janvier 2022, celle-ci impose aux compagnies aériennes de compenser 50 % des émissions de leurs vols nationaux par des crédits issus du marché volontaire, en privilégiant les crédits issus de projets européens. Mais alors que les textes d’application n’ont pas encore été publiés, le ministère de la Transition écologique serait en discussion avec les compagnies pour fixer un seuil pour cette préférence européenne, qui pourrait atteindre 50 %, comme certains députés avaient souhaité l’inscrire.

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Au total, selon le ministère de la Transition, ce dispositif pourrait alors représenter à lui seul une demande d’au moins 1 Mt de crédits carbone européens. Un appel d’air qui pourrait faciliter la vente des crédits générés par FranceCarboneAgri. Car, début novembre 2021, l’association n’avait vendu que 30 % des 140 000 t de crédits issus du premier appel à projet notifié au ministère en février 2020. Lors de ses vœux, le ministre a par ailleurs rappelé que le carbone sera le thème principal de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture qui se tiendra du 6 au 8 février. Un événement qui sera sans doute l’occasion de débattre des pistes présentées par la Commission en décembre 2021 pour augmenter la capacité de stockage des sols. Mais également d’évoquer la déclinaison européenne éventuelle du label bas carbone français, avec le cadre réglementaire pour la certification des absorptions de carbone attendu pour la fin 2022.

Julien Denormandie veut « structurer » la filière