Abonné

Nouvelles technologies de l’énergie Un fonds de recherches de 400 millions d’euros

- - 3 min

L’État vient de doter un premier fonds de recherche de 400 millions d’euros sur quatre ans pour les nouvelles technologies de l’énergie (NTE), dont les biocarburants de seconde génération pour environ 20%, ont annoncé le 25 juillet les ministères de l’Écologie, de l’Economie, et de la Recherche.

«Ce premier fonds de recherche répond aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Doté de 400 millions d’euros, il permettra de financer le stade de développement expérimental, stade essentiel dans le processus d’innovation industrielle », indiquent les trois ministères. Lesquels détaillent le domaine visé par ce fonds de recherches sur les NTE : « Biocarburants de seconde génération, captage et stockage du CO2, énergies renouvelables, véhicules de transport à faibles émissions de gaz à effet de serre, bâtiments sobres en énergie, réseaux énergétiques intelligents, stockage et convertisseurs d’énergie ».

Dans le cadre du lancement de ce fonds de soutien aux démonstrateurs de recherche sur les NTE, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a annoncé le même jour la publication des deux premiers appels à manifestation d’intérêt, « portant sur des projets de production de biocarburants de seconde génération et des projets de véhicules routiers à faibles émissions de gaz à effet de serre ».

Un autre appel possible en 2009

François Moisan, directeur scientifique de l’Ademe, a ajouté que sur les 400 millions d’euros pour les démonstrateurs, l’enveloppe pour les biocarburants de seconde génération est de 70 à 80 millions d’euros, tout en précisant que cette somme ne sera pas forcément allouée en totalité, mais qu’en revanche un autre appel pourra avoir lieu en 2009. Les sites pilotes de production de biocarburants de seconde génération porteront « plus particulièrement sur la voie thermochimique ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Rappelons que les deux types de procédés de production de biocarburants de seconde génération sont la voie thermochimique (on porte de la matière végétale à haute température en l’absence d’oxygène et le gaz inflammable qui en sort est liquéfié) et la voie enzymatique (des enzymes dégradent de la cellulose issue du bois ou de la paille pour produire de l’alcool). Un projet pilote de production d’alcool par la voie enzymatique, le projet Futurol, fait déjà l’objet d’un financement, qui est éalement examiné par Bruxelles. La voie thermochimique consiste notamment à produire du biodiesel à partir de biomasse à faible coût de production (tiges, pailles, résidus de bois et d’industries alimentaires).

Le président de la République avait annoncé lors des conclusions du Grenelle en octobre dernier que « nous allons engager un milliard d’euros sur quatre ans pour les énergies et les moteurs futurs, la biodiversité, la santé environnementale. Là où nous dépensons 1 euro pour le nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres et sur la prévention des atteintes à l’environnement ».