Le gisement de l’huile de friture en France est de 30 000 tonnes par an (autant de tonnes de biodiesel potentielles). « Il est possible de l’élargir à 40 000 tonnes dans les prochaines années. On espère que notre initiative le portera par la suite à 50-60 000 tonnes » en incitant la collecte, a indiqué Michel Boucly, directeur général adjoint de Sofiprotéol chargé de la stratégie.
La collecte d’huiles usagées se développe notamment à la faveur de l’aménagement « d’écoquartiers », tel celui de Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui organise le recyclage des huiles de cuisson des restaurants.
Mais tous ces lipides non comestibles ne sont qu’un appoint dans l’offre de matières premières pour biodiesel : ils permettent la production de 140 000 tonnes de biodiesel de seconde génération. Ce potentiel pourrait se hisser jusqu’à 200 000 tonnes de biodiesel, selon Michel Boucly. « Nous continuerons à chercher d’autres sources », a-t-il assuré. La biomasse forestière principalement. Mais la densité énergétique dans ce domaine est faible : il faut un million de tonnes de biomasse pour produire 200 000 tonnes de biodiesel. Des volumes encore modestes comparés à l’industrie des 2,3 millions de tonnes d’ester-carburant que la filière oléagineuse française a bâtie au cours des vingt dernières années.
Le biodiesel de première génération, issu d’huiles vierges de colza et de tournesol, reste le principal moteur de la production de biodiesel, tant par ses volumes, que par la production de tourteaux, élément stratégique de l’UE pour ses approvisionnements en protéines pour ses élevages, a résumé Michel Boucly.
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