Abonné

Vu d’Europe Un « grand débat » pour préserver la Pac

- - 2 min

Convaincre non seulement les gouvernements et les agriculteurs eux-mêmes, mais aussi l’opinion publique et le consommateur, et également... la Commission de Bruxelles : tel est l’objectif du « grand débat » lancé sur la Pac après 2013 par Dacian Ciolos. Bien sûr, en théorie, le commissaire européen se lance dans cet exercice sans a-priori, et veut avant tout écouter et recueillir un maximum d’idées et de commentaires. Mais il est évident que son intention première est de défendre, en l’améliorant, la politique dont il a la responsabilité, d’éviter qu’elle ne devienne le parent pauvre de la « stratégie » communautaire pour 2020.
Et, surtout, du budget communautaire après 2013. Pour cela, il lui faut, entre autres, le soutien du citoyen pour, ensuite, peser autant que faire se peut sur les Etats membres, qui jugent que l’agriculture peut, grosso modo, se débrouiller toute seule, dans la mesure où elle fournit une nourriture saine. Est-il vraiment utile de se lancer dans un tel débat, avant le grand déballage sur le futur cadre financier de l’Union ? Peut-être. Au moins pour redonner à la Pac l’aura qu’elle a perdue et que ses anciens avocats, comme la France, et ses détracteurs, les pays dits libéraux, n’ont de cesse de miner aujourd’hui. Sans parler des réticences manifestées au sein même de l’exécutif européen. Très réducteur pour la Pac, un soi-disant projet d’orientations pour la réforme du budget communautaire avait été divulgué en septembre dernier. Il s’agissait officiellement de
« fuites » sans fondement. Certes, mais il n’y a pas de fumée sans feu. Un feu que Dacian Ciolos doit circonscrire.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.