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Agriculture biologique Un guide pour venir au secours de l’eau

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Les nouvelles normes en matière de pollution de l’eau sont plus strictes que par le passé et imposent de trouver des solutions efficaces rapidement pour parvenir aux résultats fixés par Bruxelles. La Fédération nationale de l’agriculture biologique a élaboré une boîte à outil, basée sur les méthodes de production biologiques, pour venir en aide aux acteurs de l’eau.

«Avec la directive cadre sur l’eau européenne, les normes de qualité de l’eau ont changé. Elles sont devenues plus strictes. Et les Etats membres ont l’obligation d’atteindre un bon état de qualité de l’eau en 2015 », a expliqué Raoul Leturcq, référent « eau » à la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), lors d’une conférence sur le Salon international de l’agriculture le 24 février à Paris.
« D’autre part, la loi Grenelle définit 500 captages prioritaires à protéger. Même s’ils ne représentent qu’une infime partie des 5 000 captages prioritaires sur l’ensemble de la France, l’objectif de la loi est ambitieux. Il oblige à changer 30 à 40 ans de pratique », a poursuivi Raoul Leturcq.
Les acteurs responsables de l’eau, parmi lesquels figurent les collectivités territoriales, sont confrontés au besoin de trouver des méthodes plus efficaces et donnant des résultats plus rapides que par le passé, a ajouté la Fnab. Ils sont parfois très démunis.

S’appuyer sur des expériences réussies
Pour leur venir en aide, la fédération a élaboré en partenariat avec d’autres acteurs (parmi lesquels l’Inra, les agences de l’eau, les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie…), un ensemble de documents pratiques, sorte de boite à outils. Celle-ci comprend tout d’abord une « grille d’analyse des territoires » qui permet de réaliser un diagnostic précis des pollutions diffuses et de leurs causes, sur le plan agricole. A partir de là, des solutions correctives sont examinées, basées sur des pratiques de l’agriculture biologique qui ont fait leurs preuves. Enfin, les différentes expériences positives déjà menées à plus ou moins grande échelle sont recensées, avec des chiffres en termes de coût et de résultats, afin de servir de modèles. Des spécialistes peuvent les analyser pour voir si elles sont réutilisables en tout ou partie. En termes de coût, plusieurs expériences montrent qu’il est préférable de prévenir la pollution à la source plutôt que de dépolluer. En matière de nitrates, la qualité de l’eau continue de se dégrader en France, selon les chiffres du ministère de l’Ecologie (ex-Institut français de l’environnement). Les polluants d’origine phytosanitaires (insecticides, fongicides et herbicides surtout) sont présents dans la plupart des cours d’eau et des eaux souterraines.

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