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Recherche Un maïs sur mesure pour les producteurs d’ingrédients

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Une nouvelle variété de maïs enrichi en protéines et à faible taux d’hydrates de carbone a été développée aux Etats-Unis.

Des chercheurs de l’université de Californie ont mis au point par génie génétique un maïs dont la teneur en protéines est doublée et celle en hydrates de carbone réduite de moitié par rapport aux maïs traditionnels. Cette nouvelle variété intègre un gène impliqué dans la production d’une hormone végétale, la cytokinine, qui agit en inhibant la dégénérescence spontanée des organes.

Habituellement, les fleurs de maïs se développent par paire, mais l’une des deux avorte avant que la pollinisation ait lieu. La présence d’une quantité importante de cytokinine dans la plante génétiquement modifiée bloque ce processus. Toutes les fleurs sont alors fécondées, mais au lieu de donner naissance à des épis qui renferment un nombre de grains plus important, les embryons formés fusionnent deux à deux. Or ce sont eux qui contiennent la majorité des protéines du maïs, l’amidon étant leur tissu de réserve destiné à les alimenter pour qu’ils puissent germer et générer de nouveaux plants.

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Anatomie inhabituelle

On pourrait s’attendre à ce que le maïs en question produise donc des grains plus volumineux, ce qui n’est pas le cas. A maturité, ses épis portent des grains de taille et de morphologie normale. En revanche, leur anatomie est inhabituelle : ils contiennent deux embryons et moins de tissus de réserve. Du coup, leur teneur en protéines est accrue tandis que celle en hydrates de carbone est fortement réduite.

Le développement de ce maïs, qui a déjà suscité l’intérêt d’un grand semencier, constitue une bonne nouvelle pour les producteurs d’ingrédients à la recherche de matières premières peu caloriques et riches en protéines. Elle l’est d’autant plus que les prix se sont envolés pour cause de sécheresse en 2003 et que les marges industrielles ont été diminuées significativement.