Agissant comme un marqueur biologique, le procédé de code-barre mis au point par l’Unité propre de recherche (Upr) Qualité des aliments du Cirad, permet d’identifier l’origine géographique du produit importé, même après son conditionnement.
Depuis cinq ans, l’équipe de Didier Montet, chercheur en sciences et sûreté des aliments au Cirad, le centre de recherche agronomique sur les pays du Sud et d’Outre-Mer à Montpellier, mène un projet de recherche visant à analyser de façon globale les micro-organismes présents sur les aliments tropicaux afin d’en assurer la traçabilité (méthode de PCR-DGGE). Les poissons du Sud-Est asiatique dont la provenance précise est souvent inconnue ont servi de cobayes à l’expérimentation. Ils portent en effet des bactéries qui se sont adaptées à leur environnement et témoignent ainsi de leur origine géographique.
Toutes les traces chimiques, biochimiques et biologiques présentes sur le produit animal ou végétal, peuvent entrer dans l’analyse statistique globale et constituer en quelque sorte un code-barre de l’origine.
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Les enjeux économiques sont importants sur ce nouveau marché de la détermination d’origine. Le Cirad et ses partenaires, centres de recherche, universités et start-up du sud de la France, ont pour objectif à terme, de concevoir des puces électroniques, véritables cartes d’identité du produit alimentaire importé. Les importateurs et industriels qui doivent répondre à l’obligation de traçabilité (règlement européen 178/2002), auront ainsi l’assurance de l’origine du produit avant commercialisation.