Abonné

Italie Un millier de travailleurs marocains exploités dans le sud du pays

- - 2 min

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a dénoncé le 28 juillet l’exploitation dans des conditions « indignes » de plus d’un millier de travailleurs saisonniers marocains dans le secteur agricole au sud de l’Italie, à San Nicola Varco (100 km au sud de Naples). Une mission d’enquête a constaté que ceux-ci vivent dans un bidonville au milieu des ordures, sans eau courante et sans électricité.

«Les migrants, tous de jeunes Marocains employés sans contrat comme travailleurs saisonniers agricoles, disent être exploités par des patrons sans scrupule qui les paient entre 15 et 25 euros par jour de travail dans les serres et les champs voisins », a indiqué un porte-parole de l’OIM, Jean-Philippe Chauzy. Ces migrants ont assuré qu’ils doivent même payer 3 euros pour recevoir de l’eau alors qu’ils travaillent de 4 heures 30 du matin à 16 heures.

Une « escroquerie »
L’équipe de l’OIM a « découvert que la plupart de ces travailleurs migrants ont été victimes d’une escroquerie ». « Tous sont venus en Italie dans le cadre du quota établi par le gouvernement pour le travail saisonnier (...) mais une fois en Italie leur employeur soit avait disparu, soit refusait de leur donner du travail : sans permis de travail en règle, beaucoup ont été livrés à l’exploitation », selon la commission d’enquête.
Les autorités locales et le ministère italien de l’intérieur ont demandé à l’OIM d’identifier des solutions pour aider ces Marocains. L’OIM va étudier des possibilités de retour volontaire ou une aide à la réintégration.
Le travail au noir, notamment dans le secteur agricole, est extrêmement répandu en Italie où il représente entre 15,9 % et 17,6 % du PIB du pays, selon des statistiques officielles citées par l’OIM.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.